Meurtres pour rédemption

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Plusieurs années que ce roman était dans ma PAL, depuis sa sortie. Je ne sais pas pourquoi j’ai tant trainé. Mon avis ne dissonera pas de tous ceux que j’ai lus à son sujet : une histoire sans pitié, pleine de noirceur, qui frappe fort et qui vous laisse sonné et KO, au tapis.

Alors, certes, on pourrait parfois lui reprocher quelques invraisemblances, une histoire d’amour un peu guimauve, des coïncidences pas toujours nécessaires, quelques exagérations ou encore une accumulation de « too much« . Mais s’attarder sur ces détails, ce serait passer à côté de l’essentiel : Marianne.

Marianne, une héroïne comme j’en ai peu souvent croisé. Marianne qui m’a envoutée après seulement 10 pages lues. Marianne et son air frondeur. Marianne la jeune fille tellement fragile, Marianne la bête féroce. Marianne la douce, Marianne l’arrogante. Marianne qui prend les coups comme un punching-ball, Marianne qui les distribue. Marianne aussi effrayante qu’attendrissante. Marianne remplie jusqu’à ras bord de haine, de culpabilité, de colère, de rage, et de désespoir. Marianne qui subit les humiliations, les insultes, les brimades, les tortures et qui rend les coups comme elle peut, au cœur des entrailles pourries de la société.

Marianne l’indomptable qui est très vite devenue comme une petite sœur que j’avais tellement envie de protéger et de sortir des griffes de la race humaine,…. Marianne que je n’oublierai jamais. JA-MAIS.

Vraiment, chapeau bas à Karine Giebel pour nous avoir offert un portrait de femme écorchée vive aussi intense et douloureux qu’inoubliable.

On notera tout de même de nombreuses similitudes avec le film culte de Besson, « Nikita » : la même trame, la même noirceur, la même atmosphère et 2 héroïnes aux physiques et destins vraiment très proches, même si l’auteure a réussi à rendre Marianne encore plus complexe (et donc intéressante).

J’ai terminé cette lecture marathon (800 pages dévorées en 2 jours, un pur page-turner) sur les rotules. La fin et l’épilogue m’ont laissée en pleurs, les jambes flageollantes et le coeur au bord des lèvres, n’arrivant plus très bien à me dire que « ce n’était qu’un roman »… tant j’avais vécu cette histoire intensément.

En bref, un roman obsédant, un roman aussi puissant que noir, un roman qui saigne, un roman qui marque.

Par Plume de Cajou, enseignante de 36 ans.

 

Résumé: Marianne, 20 ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes. Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l’esprit au-delà des grilles. Grâce à l’amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres. Pourtant, un jour, une porte s’ouvre. Une chance de liberté. Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n’aspire qu’à la rédemption…

 

D’autres avis : le billet de La Fée Lit ICI avec qui j’ai adoré partager cette lecture, en raison de nos ressentis différents.

 

Fiche récapitulative:
Titre: Meurtres pour rédemption
Auteur: Karine Giebel
Edition: Fleuve Editions (26 août 2010)
Nombre de pages: 768 pages (ou en poche: 992 pages)
Prix: 21,90€ (ou poche: 9,30€)

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